Evacuation du campement sous le métro Stalingrad

Credit Karine Morales

Ce Lundi matin, à 6h, eu lieu l’évacuation du campement qui avait été installé sous le métro aérien à la station Stalingrad mercredi 2 mars. La nuit dernière, ce sont près de 320 réfugiés qui ont passé la nuit à même le sol.

Une bénévole, présente sur place depuis 5h30 pour prévenir les soutiens en cas d’intervention policière ou d’évacuation avec relogement a indiqué que la Police avait bouclé le boulevard le la Chapelle afin que seuls les exilés présents à ce moment puissent monter dans le bus. Des exilés qui étaient partis pour des rendez-vous médicaux ou administratifs tôt ce matin sont alors revenus rapidement lorsque qu’ils ont été avertis. Mais devant le blocage policier qui ne les laissait plus entrer dans le périmètre évacuable, certains ont sautés depuis les escaliers de la station de métro. L’un d’eux s’est grièvement blessé à la main à la réception de son saut, il a été transporté à l’hôpital par les pompiers.

Les débuts de l’intervention se sont déroulés dans le calme, mais face au manque d’organisation des autorités, des mouvements de foules ont eu lieu lors du départ de plusieurs bus.

A cause du manque d’information, certains exilés refusaient de monter dans le bus. En effet, seul un représentant l’Etat les a informé, très rapidement, de vive voix et uniquement en français puis en anglais, qu’ils seront hébergés. Mais aucune indication géographique ni aucune traduction, qu’elle soit orale ou écrite, n’a été délivré pour s’assurer que tous comprenaient la situation et puisent faire des choix éclairés. D’après nos informations, des exilé-e-s ont été déposé dans des l’hôtels, d’autres dans des centres d’hébergements.

Suite au départ des bus, les associations et collectifs présents sur place ont récupéré des couvertures.

Toutefois, une cinquantaine de personnes exilées qui sont revenus trop tard de leur rendez-vous se retrouvent désormais sur le carreau.

Le Collectif Parisien de Soutien aux Exilé-e-s demande la mise en place d’un accueil des exilée-e-s digne de ce nom. Cet accueil doit être personnalisé et immédiat. Il est inconcevable de devoir se battre pour l’installation d’un campement de rue avant que les autorités réagissent enfin. Même si nous nous réjouissons de la mise à l’abris de ces femmes et de ces hommes, n’oublions pas que la plupart de ces réfugiés ont passé plusieurs mois dans les rues parisiennes, à se faire chasser, matraquer et gazer par la police.

 

 

 

Facebooktwittergoogle_plusmail
Chargement...