Communiqué de Presse

Installation d’un campement d’exilé-e-s à la rue à Stalingrad
Campement de rue de Stalingrad À Paris, cela fait des semaines que les exilé-e-s à la rue sont violentés presque chaque jour par la police (coups de pieds, gaz lacrymogène, insultes racistes, arrachage de duvets et de couvertures…).
Expulsés de leurs campements de fortune, harcelés par les forces de l’ordre dès qu’ils tentent de s’installer quelque part, et ce depuis l’instauration de l’État d’urgence, ils ne savent plus où aller.
Il y a quelques jours, un demandeur d’asile soudanais est mort de froid à Calais suite à la destruction de sa cabane par la préfecture. Le même jour, des Iraniens expulsés de la « jungle » se sont cousus les lèvres en signe de protestation.
Si une politique d’accueil digne de ce nom n’est pas mise en place d’urgence, d’autres drames de ce type vont suivre.
Suite au démantèlement musclé de la partie sud du bidonville de Calais, de nouveaux réfugiés, dont des mineurs, arrivent à Paris, rejoignant dans le quartier de la Chapelle les 150 migrants à la rue qui y survivent depuis des jours, des semaines, des mois pour certains.
Mercredi 2 mars, les exilés de la corne de l’Afrique qui dormaient sous le métro aérien de Stalingrad ont été rejoints par les réfugiés présents à Gare de l’Est, majoritairement Afghans.
Il est inadmissible que des personnes solidaires continuent de suppléer aux défaillances des pouvoirs publics.
Il est inadmissible que les responsables politiques se défaussent de leurs obligations sur les citoyens et les habitants de ce pays.
Ainsi, nous exigeons que les pouvoirs publics respectent leurs obligations légales envers les migrants et les logent d’urgence dans des centres adaptés, dans le respect de leur vie privée, de leurs droits et des conventions internationales que la France a ratifiées.
Nous exigeons que ces hébergements pérennes soient accompagnés d’un suivi sanitaire, juridique, médical et psychologique, de l’attribution de 3 repas par jour, de cours de français et plus largement d’un accès à l’éducation.
D’ici là, nous tiendrons ce campement aussi longtemps qu’il le faudra !

« Fermer la porte ne résout pas le problème. Cela ne fait que laisser du sang sur la poignée ! »

Contacts Presse : info@exilesparis.org

Collectif La Chapelle debout !

Collectif Parisien de Soutien aux Exilé.e.s

Le BAAM (Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrants)

United Migrants

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